Programme réalisé 2024-2025

2024

ALLEMAGNE

Lycée Français International Victor Hugo de FRANCFORT
Du 11 au 15 novembre

Lycée Victor Hugo Francfort
lycée Victor Hugo 2024

Le 11 novembre, qui   n’est pas jour férié en Allemagne, le vernissage de de l’exposition a été couplée très heureusement avec la remise par le Souvenir Français d’un drapeau au lycée, drapeau ayant appartenu à un groupe de résistants lyonnais, Lyon étant jumelée avec Francfort. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Consul Général de France, des représentants du Souvenir Français du Land de Hesse et de Francfort.

Installée dans le hall de l’établissement, l’exposition a reçu la visite d’une dizaine de classes. Dans leur grande majorité les élèves ont manifesté un vif intérêt pour l’exposition et ont posé de nombreuses questions.

Par ailleurs, un atelier d’initiation aux recherches historiques a été réalisé avec les élèves dans une dizaine de classes également.

L’excellent documentaire « Nos chers prisonniers » a été présenté à environ 80 élèves et une dizaine de professeurs.

Paul Raveaud et Vincent Péton ont été interviewés par un élève de seconde pour a web radio du lycée. Ils ont également été très touchés par l’accueil particulièrement chaleureux du proviseur, Monsieur Pardo, et de toute son équipe pédagogique.

WETZLAR - Hesse

Mairie de Wetzlar (Rathaus)
Du 26 au 29 novembre

Deux associations sont à l’initiative de la présentation de l’exposition à Wetzlar:

– der Deutsch-französichen Geselleschaft Wetzlkar e.V: l’association franco-allemande de Wetzlar

– Wetzlar erinnert e.V: l’association “Wetzlar se souvient”. Cette association fait un très gros travail de recherches. Avec un chercheur de l’université, elle a identifié tous les kommandos de travail qui étaient à Wetzlar et les a représentés sur un grand panneau

2025

FRANCE

SEDAN - Ardennes

Château-Fort – Salle des Trésors
Du 23 au 30 Avril

  • Campagne d’information relayée par les médias locaux, Radio 8 et le journal l’Ardennais, les sites de l’Office de tourisme et du Château-fort, la mairie et les médias.
  • 340 visiteurs, pas de scolaires.
  • Vernissage réussi, 50 officiels, maire de Sedan et Douzy, direction du château-fort, présidents d’Associations anciens combattants, Amicales et représentants de différentes Autorités et Marine Nationale.
  • Récolte de dons et futures adhésions.
  • Commentaires émus et remerciements du travail réalisé.
article l'Ardennais_photo

Article sur l’Ardennais présentant l’exposition :

Article

Interview sur la radio locale Radio 8 :

Interview

Cette première exposition en France, à Sedan, revêt une émotion particulière pour plusieures raisons. D’abord le site, grandiose: le Château-fort, le plus vaste château d’Europe, citadelle jamais conquise, toujours debout mais qui a été utilisée durant le 1er conflit mondial de 1914/18 par les Allemands pour enfermer les habitants résistants du Sedanais dans des geôles moyenâgeuses, un symbole.

 Ensuite Sedan fut tristement connu pour la percée des troupes allemandes en 1940.

Lors du vernissage, tous ces épisodes furent rappelés par les divers intervenants qui perpétuent à leur niveau ce devoir de mémoire.

L’annonce de cette exposition avait été relayée dans les médias, merci à Radio 8 et à l’Ardennais

Grâce à l’intérêt du site, nous avons eu beaucoup de visiteurs étrangers, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg….340 visiteurs très intéressés. Nous avons eu de longues discussions avec d’anciens combattants, parfois émus.

La météo du moment plutôt fraiche n’a pas permis de fréquentation plus importante, mais l’essentiel a été réalisé.

DESVRES - Pas de Calais

 Salle Raymond Dufour
 Du 22 mai au 3 juin

  • Exposition dans un lieu symbolique (là où les soldats prisonniers en 1940  ont été rassemblés et partis à pied pour les wagons à bestiaux, direction l’Allemagne)
  • Région à forte culture mémorielle et le maire Marc Desmolliens positivement accueillant
  • Présence importante et intéressée de 145 lycéens et présentation dans des collèges (13 classes)
  • Visionnage du film « Nos chers prisonniers »
invitation exposition Desvres
bandeau photos Desvres

De tous les sites où nous avons présenté notre exposition, Desvres, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Boulogne-sur-Mer, est sans doute le plus symbolique.

C’est sur le terrain des sports de cette ville que furent rassemblés les prisonniers capturés dans la région après les combats des 22 et 23 mai 1940, avant de prendre, à pied, la direction de Gedinne en Belgique, pour embarquer dans des wagons à bestiaux.

Après avoir atteint la mer vers le 20 mai 1940, les divisions de panzers de Guderian et de Rommel avaient alors amorcé leur remontée vers Dunkerque.

Ironie de l’histoire, c’est sur ce même terrain des sports qu’un mois auparavant, le 20 avril 1940 exactement, avait eu lieu, sous la présidence du Général Giraud, Commandant de la VIIème armée, ce que les journaux de l’époque rapportaient sous le titre : « Une grande fête militaire et sportive quelque part en France ».

Du fait de ces évènements, cette région a une forte culture mémorielle, et le maire de Desvres, Monsieur Desmolliens, n’avait pas hésité à accepter le principe de notre exposition dès le mois de mai 2024.

L’exposition a bénéficié de la grande salle municipale Raymond Dufour dans laquelle fut également projeté le documentaire « Nos chers prisonniers », une séance un matin pour accueillir 145 élèves du collège du Caraquet, une autre en soirée tout public.

Dans cette salle fut également organisée par l’association Mémoire et Paix le 31 mai une soirée mémorielle avec, en début de soirée, un spectacle montée par l’office de la culture « Les voix de la liberté », et en soirée, une conférence-concert retraçant le sort des prisonniers de guerre (textes lus alternativement par le maire et le coordonnateur de Mémoire et Paix, Jean-Marc Pierru), entrecoupés d’intermèdes musicaux interprétés par l’harmonie municipale

Enfin, l’exposition a également été présentée avec un second jeu de roll-ups au sein des collèges St Joseph et du Caraquet, une journée dans chacun d’eux permettant à treize classes de découvrir cette histoire méconnue.

METZ - Moselle

A la Maison régionale et départementale de la Mémoire du Souvenir Français

Du 10 juin au 25 août

 

 

  • Exposition spéciale avec ajout de 2 panneaux sur François Mitterrand (réalisation Souvenir Français et Institut François Mitterrand), prisonnier de guerre au stalag IX A puis évadé
  • Vernissage le 25 juin en présence de personnalités
  • Hommage à sœur Hélène, organisatrice de passages outre frontières de prisonniers évadés dont F Mitterrand

Cette exposition avait la particularité de comporter deux panneaux supplémentaires sur François Mitterrand réalisés par le Souvenir Français avec l’Institut François Mitterrand, François Mitterrand prisonnier de guerre et les évasions de François Mitterrand.

L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 25 juin.

Elle a été couplée avec un hommage à la religieuse Sœur Hélène qui avait organisé le passage à travers la frontière qui séparait l’Alsace-Lorraine de la France à des prisonniers évadés.

Une plaque en sa mémoire a été dévoilée à la gare de Metz mentionnant François Mitterrand qui avait bénéficié des services de Sœur Hélène.

La fréquentation de l’exposition a quelque peu été pénalisée par la situation excentrée du site, et sa fermeture durant une quinzaine de jour.

VOLVIC - Puy de Dôme

A la Médiathèque

Du 30 août au 15 septembre

 

 

  • Ouverture le samedi 30 août, prêt à  recevoir nos visiteurs
  • Projection et échange du film “Nos chers prisonniers” le samedi 6 septembre devant une vingtaine  de spectateurs.
  • Le mardi 9 septembre présentation et échange avec le club lecture  autour du livre de Serge Simonet.

RENNES - Ille et Vilaine

Aux Archives Départementales

Du 15 au 30 septembre

  • Exposition dans le grand hall d’accueil
  • 300 visiteurs et longs échange avec eux
  • L’ADAPG a pu aider certains dans leurs recherches sur un parent prisonnier
  • Accueil très positif du nouveau catalogue (78 ventes)
  • Interview télévisée sur TVR Info
  • Bonne presse
                                                                                                                                                                                             Interview Vincent Péton, vice président ADAPG sur TVR Info – Ille et Vilaine

L’exposition a été présentée dans les locaux des Archives Départementales d’Ille et Vilaine du 15 au 30 septembre 2025, dans le hall d’accueil principalement et dans l’une des grandes salles de lecture lors des journées du patrimoine.

C’est la particularité de cette exposition qui a accueilli durant ces journées, sur deux fois 4h30 seulement, la moitié des 300 visiteurs de la quinzaine.

Durant toute l’exposition, de nombreux et longs échanges ont eu lieu avec des visiteurs.

Et du fait du site qui nous accueillait, certains visiteurs, arrivant avec rien, à la recherche d’informations sur la captivité de leur parent originaire du département, ont pu repartir avec sa fiche matricule. C’est une grande satisfaction que d’avoir ainsi pu faire démarrer leurs recherches.

L’autre satisfaction concerne le succès du catalogue avec 78 exemplaires vendus.

Par ailleurs, Vincent Péton a été l’invité de TVR Info (Télévision locale de Rennes) le soir du 24 septembre ce qui a généré le lendemain un regain de visiteurs.

Enfin, la quinzaine s’est terminée par un atelier au cours duquel Vincent Péton a fourni, à partir de sa propre expérience, aux 25 personnes inscrites (il y avait eu plus de demandes) des pistes pour faire des recherches sur un ancien prisonnier, présentation complétée par Samuel Boche des Archives Départementales pour indiquer tout ce que ce service pouvait également fournir comme archives dans ce domaine.

NANTES - Loire Atlantique

A la Maison des Hommes et des Techniques

Du 17 au 19 octobre (lors du congrès de la FAFA) et du 25 octobre au 7 novembre 

 

 

  • 727 visiteurs
  • Fort intérêt et longs échanges
  • Vernissage en présence de la Consule honoraire d’Allemagne

L’exposition a été présentée dans les locaux de la Maison des Hommes et des Techniques, sur le site des anciens chantiers navals, qui comportent des expositions permanentes sur l’histoire des chantiers navals de Nantes et sur les industries qui ont pris le relais de cette activité à Nantes et dans l’agglomération.

Cette situation a favorisé le nombre de visiteurs de notre exposition, d’autant plus que son accès se situait sur le chemin des expositions permanentes. Pour autant, le dimanche 2 novembre, c’est plutôt notre exposition qui a tiré le nombre de visiteurs du site avec 115 visiteurs durant l’après-midi. Et sur l’ensemble de la période, l’exposition a attiré 727 visiteurs.

L’exposition a également profité d’une semaine de congés scolaires qui attirent de nombreux visiteurs sur le site des chantiers.

Elle a également accueilli un groupe de 40 personnes de l’Université Permanente d’une commune proche de Nantes.

Par contre, aucun contact avec des établissements d’enseignement n’a pu être établi malgré le relais effectué par des inspecteurs d’académie rencontrés préalablement, et une tentative de contact direct avec une professeur d’histoire impliquée dans la transmission de la mémoire.

Beaucoup de visiteurs étaient en recherche d’informations sur leurs parents et certains, qui possédaient déjà des informations, éprouvaient le besoin de partager leur histoire. Cette écoute est très chronophage, mais cela fait partie de notre mission, et la fiche d’aide à la recherche sur d’anciens prisonniers de guerre a été envoyée à plus de soixante personnes.

Le succès du catalogue constaté à Rennes ne s’est pas démenti puisque 124 ventes ont été enregistrées, ainsi que deux exemplaires de la version allemande. Enfin, une projection du documentaire « Nos chers prisonniers » a été réalisée en fin de seconde semaine

LYON - Rhône

Au Goethe Institut

Dernière semaine de novembre 2025 à fin janvier 2026

 

 

Vernissage en présence de la directrice de l’Institut, de la consule générale d’Allemagne, de l’adjointe au maire de Lyon, de la directrice du CHRD, du président ADAPG, du directeur du mémorial/musée de Trutzhain et intervention de l’historienne Me Delphine Richard

Intervention de Paul Raveaud pour le vernissage du 1er décembre 2025

                                                           Goethe Institut

Merci beaucoup chère Hannah, d’accueillir cette exposition ici, au Goethe-Institut. Cela fait sens ! Cela fait sens au regard du dernier conflit entre nos deux pays, et dont la captivité constitue un fait majeur. Cela fait sens aussi car cette exposition est franco-allemande, et ce dès sa conception.

Tout est parti d’un constat : la captivité est méconnue, voire inconnue de part et d’autre du Rhin. En France, elle est absente des manuels d’histoire, elle est parfois confondue avec le STO, voire avec la déportation. Il arrive aussi qu’elle soit caricaturée.

En Allemagne, alors même que des centaines de milliers de prisonniers de guerre ont travaillé dans des fermes, des usines, des mines, des communes, elle demeure largement méconnue.

Partant du constat de cette méconnaissance de part et d’autre du Rhin d’un événement majeur de la Seconde Guerre mondiale, nous nous interrogeons : que faire ? Comment sortir de l’oubli cet épisode des mois de mai et juin 1940 où 40% de l’armée française a été capturée par l’armée allemande ? Comment sortir de l’oubli ces années d’exil, de travail forcé vécues pendant 5 ans par plus d’un million d’hommes ? Comment faire vivre leur mémoire ? Comment raconter ce dont ils n’ont jamais parlé, ce dont peut-être ils n’osaient pas parler, tellement ils symbolisaient la défaite ?

Une idée s’impose peu à peu à nous : pourquoi ne pas réaliser une exposition, pour aller, en Allemagne et en France, au-devant des publics ?

Début 2019, nous discutons de cette idée avec Karin Brandes, directrice du mémorial de Trutzhain, mémorial installé dans une ancienne baraque du Stalag IX A ,  mémorial représenté ce soir par son directeur Sebastian Sakautzki. D’abord sceptique, considérant la difficulté de la tâche, Karin Brandes relève le défi et nous nous mettons au travail. Nous c’est-à dire le Mémorial et quelques descendants d’anciens prisonniers qui ont pu nouer des relations entre eux grâce à Karin Brandes, et notamment Vincent Péton, qui s’est beaucoup investi dans ce projet et qui ce soir est venu de Bretagne pour participer à ce vernissage. Merci, Vincent !

Il nous faut définir les objectifs de la future exposition et son contenu, faire en sorte que l’exposition soit accessible à tous publics, attractive sur la forme et solide sur le fond, que cette exposition « parle », « raconte », porte la parole des anciens prisonniers, transmette !

Dès lors nous choisissons de décrire non pas « le système de captivité », mais la vie au jour le jour, la vie quotidienne de ces captifs, plongés dans un pays inconnu dont la plupart ne comprennent pas la langue.

Décrire la réalité de cette captivité, loin des idées reçues, des représentations déformées ou idéalisées, des clichés. Rappeler la dureté des combats qui ont précédé la capture des régiments, les premières semaines de captivité, où les hommes sont tenaillés par la faim, le travail forcé, les actes de résistance qui pouvaient conduire en camp disciplinaire, décrire le dénuement, le manque de vivres de vêtements, de médicaments, décrire aussi, avec les propres mots des prisonniers, leurs états d’âme, leurs souffrances morales, leur désespoir parfois.

Mais aussi décrire le soutien de leurs familles, par les lettres les colis, les moments où ils pouvaient le temps d’un passage au Stalag, bénéficier d’un répit, d’une respiration culturelle.

Décrire enfin leur retour, si différent parfois de ce qu’ils avaient imaginé !

Cette vie de souffrances fut aussi une histoire d’hommes, une belle histoire d’hommes, de solidarité, d’entr’aide, de soutien, d’audace (évasions), de résistance. Une histoire d’hommes qui surent garder leur dignité, rester debout !

C’est tout cela que nous autres, descendants, nous souhaitons transmettre à travers cette exposition.

Je terminerai en soulignant la richesse de ce travail franco-allemand. Un travail long, exigeant, souvent difficile : difficultés dues à la langue, à nos regards différents sur l’histoire mais qui contribue, certes modestement, à produire une mémoire commune d’un pan important de l’histoire de nos deux pays. Pour tout cela, merci beaucoup cher Sebastian. Dafür vielen Dank, Sebastian!

J’en tire une conclusion personnelle : c’est peut-être par ce type de projets, portés par des citoyens et des institutions culturelles de nos deux pays que nous tissons entre nous des liens solides, dont notre Europe, aujourd’hui, a tant besoin !

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