Organisation des camps de prisonniers de guerre

carte des camps de prisonniers de guerre
Carte des camps de prisonniers de guerre

Source  carte: Hüser/Otto: le camps principal 326 Senne 1941-1945

Selon la Convention de Genève de 1929, les camps de prisonniers de guerre sont « destinés à emprisonner, en temps de guerre, les combattants ennemis ayant droit au statut de prisonnier de guerre, dans le but de mettre ces combattants dans l’incapacité de prendre part aux hostilités ».

Dans le IIIème Reich, ces camps avaient en réalité pour raison principale de fournir de la main-d’œuvre à l’économie de guerre allemande. Dans les 17 districts militaires de l’Empire allemand (Wehrkreis), il y avait 47 Offizierslager (Oflag), camps d’officiers et 80 Stamm-Mannschafts-Lagers (Stalags) pour les sous-officiers et les hommes de troupe. Tous les camps de prisonniers de guerre dépendaient du haut commandement de la Wehrmacht.

Dans les Oflags, les officiers n’étaient pas astreints à travailler ce qui les condamnait à l’oisiveté, une condition pas très enviable lorsqu’elle doit durer plusieurs années.

Dans les Stalags, les hommes de troupes étaient répartis dans des Kommandos de travail dans tous les secteurs de l’activité économique : usines, mines, chantiers, agriculture, etc. Les Sous-Officiers n’étaient pas obligés de travailler. Certains ont demandé à travailler pour échapper à l’oisiveté. Dans certains cas, des pressions étaient exercées sur eux pour qu’ils acceptent de rejoindre un Kommando.

Le traitement des prisonniers de guerre était régi par la Convention de Genève de 1929 et le Règlement de La Haye sur la guerre terrestre de 1907. Si elle a globalement été respectée, la Convention de Genève a cependant été violée en ce qui concerne le travail des prisonniers de guerre dans l’industrie de l’armement et ce avec la complicité du régime de Vichy. Par ailleurs, l’idéologie raciste et les considérations de politique étrangère du régime nazi ainsi que le déroulement de la guerre ont été déterminants pour les conditions de vie et les chances de survie des captifs. Ainsi, les prisonniers de guerre soviétiques étaient privés de presque tous leurs droits.Une nourriture insuffisante, des conditions d’hygiène déplorables, la violence quotidienne et un travail physiquement pénible ont entraîné pour eux un taux de mortalité bien plus élevé que pour les autres groupes de prisonniers. De leur côté, les prisonniers de guerre juifs ont été envoyés dans des Kommandos de travail particulièrement éprouvants.

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